dimanche 14 septembre 2003

La décision d'y aller

Au diable la retenue ! Je décide finalement d’y aller. Je réserve donc ma place sur l’Elora pour le trajet de Tahiti au Cap-Horn. Et j’y vais pour filmer. Et pour faire de ces images un film…

samedi 12 juillet 2003

Arrivée en Martinique


















Photo du bas : Au beau milieu du Golfe de Gascogne, rencontre avec les dauphins

Photo du haut : Fab', le second de l'Elora, à la barre, au beau milieu de l'Atlantique
Et puis finalement, je me suis fait la transat’ complète ! Nous arrivons au port du Marin en Martinique le 12 juillet.
Et je le sais désormais, mon corps s’amarine et j’apprécie la vie à bord du bateau ! Bon ok, j’ai vomi mon cassoulet au large d’Ouessant mais c’était au tout début et on se faisait tabasser la gueule dans une mer pourrie. Je suis donc optimiste !
Et puis, j’ai beaucoup utilisé la caméra du bord et j’ai découvert qu’on pouvait filmer. Et que ça pouvait être intéressant !
Malgré tout, à ce moment précis, je ne suis pas encore sûr de vouloir m’embarquer pour le Cap-Horn. Cherbourg-Martinique, c’était plutôt une nav’ confortable. Celle de Tahiti au Cap-Horn risque d’être bien plus dure…

dimanche 1 juin 2003

Départ de Cherbourg

Photo : L'Elora quitte Cherbourg le 1er juin 2003. Nem's, le skipper, est à la barre. Je suis à bord.

J’en parle aux gars de l’Elora. Ils sont d’accord. Mais il y a un obstacle de taille : je suis TRES sujet au mal de mer. La dernière fois que je suis monté sur un voilier, c’était entre Granville et les Iles Chausey. Y’avait eu tellement peu de vent ce jour là qu’on a dû rentrer au moteur sans même être arrivés aux Iles. Et j’avais été malade comme un chien…
« Faudrait que tu fasses un test » me dit Nem’s. L’Elora va rejoindre Tahiti par la mer en passant par Panama. Ce serait pour moi l’occase de me tester sur une navigation un peu longue. Suis-je capable de m’amariner ? Suis-je capable de supporter cette vie un peu recluse ?
Le 1er juin 2003, j’embarque donc sur l’Elora avec Nem’s, Fab, Florian et Maxime. Et je dois débarquer aux Canaries, la dernière étape de l’Elora avant la traversée de l’Atlantique.

mercredi 7 mai 2003

Les premières images





Photo en haut à gauche : L'Elora, le voilier de l'aventure, sur berres à Cherbourg. L'équipage de l'Elora le bricole depuis quelques mois maintenant.
Photo du bas : Le remâtage de l'Elora (18 avril 2003)
Photo en haut à droite : Le transport de l'Elora vers le bassin du port de Cherbourg

Le dossier n’avance pas. Et pour cause, que dire sur une aventure vers l’inconnu ? Les quelques décideurs que nous approchons nous tiennent à peu près tous le même discours : « Avec un réalisateur sans expérience (NDR : moi) et des inconnus comme héros, on n’a pas un film intéressant ».
Donc fuck le dossier. D’autant plus que ça urge, Nems, Ricky et les autres préparent d’arrache-pied l’Elora, le bateau qu’ils ont acheté et qui doit partir début juin de Cherbourg vers la Polynésie. Du coup, je suis très souvent à Cherbourg pour filmer de longs week-ends de bricolage et me familiariser avec ce groupe.
Et puis, une sorte de syndrome d’Helsinki m’envahit : Ils ont l’air plutôt sympa, ces mecs là. Et la voile, ça a l’air bien. Et si je partais moi aussi ? Pour filmer ?

mardi 15 avril 2003

Un réalisateur

Pour aller à la pêche aux financements, il faut pondre un dossier, basé sur un projet. Ce dossier, on commence à l’écrire à deux, Ricky et moi. Et plus on avance, plus je me dis que ce film serait plus intéressant d’un point de vue extérieur. Je fini par le dire à Ricky. Ricky accepte : c’est officiel, je suis réalisateur du film.

mercredi 5 mars 2003

Un producteur

Etre producteur, c’est bien gentil, mais ça ne se limite pas à allonger l’oseille. Un producteur est avant tout un chef d’entreprise qui va chercher de l’argent pour financer ses projets de films. Et moi, j’ai pas de boite. Et je n’ai ni l’envie, ni les moyens d’en monter une…
Je vais donc voir mon ami Benjamin Gourio qui vient de monter « La Société des Possibles » et lui propose le projet. Il est tout de suite intéressé. Il veut bien produire le film.
De ce jour, mon rôle penchera de plus en plus vers la réalisation…

lundi 10 février 2003

Un projet de film

L’idée de départ du film est simple : Un réalisateur extérieur filmera l’équipage avant l’exploit et l’équipage se filmera à bord. Charge à moi de trouver des moyens et d’apporter une formation minimum aux membres d’équipages. Au retour, Ricky et moi-même monterons le film. Facile !
Je rencontre pour la première fois le skipper et moteur du groupe, Olivier Nemsguern (Nem’s) au restaurant. Il est d’accord sur le principe.

lundi 6 janvier 2003

Comment tout a commencé


Photo: Attention ! Manger une galette des rois, ça peut vous emmener très loin !
Ce jour là j’organise une galette des rois à la maison. Quelques copains, des copines. C’est plutôt sympa. Et v’là t y pas que mon pote Olivier Ricart (Ricky) vient me trouver et me raconte qu’avec des copains à lui, ils ont décidé de passer le Cap-Horn, et qu’ils voudraient rapporter des images. Histoire de faire un film de vacances, mais en mieux. En filmant les moments qui comptent, lorsqu’on n’a pas envie de filmer ou lorsqu’on ne peut pas filmer. Et Olivier de me demander mon aide, car je suis « dans le milieu ». C’est vrai que je bosse sur les plateaux de cinéma, à la régie. C’est pas exactement un boulot créatif, mais sans trop réfléchir, sentant un truc, je lui lance : « Ton film, moi je le produis ! ».